Qu'est-ce que le sharenting et quels sont ses risques ?

Comprendre, décider et partager les souvenirs de son enfant avec davantage de prudence. Un premier sourire, une rentrée à la crèche, un déguisement amusant ou un mot d'enfant peuvent donner envie de prendre immédiatement une photo et de la montrer à ceux que l'on aime. Cette envie est normale : partager un souvenir permet de maintenir le lien, d'obtenir du soutien et de faire participer une famille parfois éloignée.
Le problème commence lorsque le cercle familial et l'espace public se confondent. Une publication sur un réseau social n'est pas l'équivalent numérique d'un album posé sur la table du salon. Elle peut être copiée, capturée, indexée, repartagée, analysée ou conservée par des personnes et des services que les parents ne connaissent pas.
La CNIL définit le « sharenting » comme la pratique consistant, pour les parents, à publier des photos ou des vidéos de leurs enfants sur les réseaux sociaux. Elle indiquait en novembre 2025 que 53 % des parents français avaient déjà partagé du contenu concernant leurs enfants sur ces plateformes, d'après une étude OPEN-POTLOC de 2023. Ce chiffre ne signifie pas que tous les partages sont dangereux ; il montre que la question concerne une large part des familles.
L'objectif de ce guide n'est donc pas de culpabiliser. Il est d'aider chaque famille à faire une différence nette entre trois gestes : conserver un souvenir, le transmettre à quelques proches et le publier devant une audience plus large. Ces trois gestes n'ont ni la même finalité ni le même niveau d'exposition.
Définition : que recouvre exactement le sharenting ?
Le mot « sharenting » associe les termes anglais sharing, partager, et parenting, parentalité. Dans son sens le plus courant, il désigne la publication en ligne par un parent ou un adulte responsable de contenus concernant un enfant : photos, vidéos, enregistrements vocaux, anecdotes, informations de santé, résultats scolaires, localisation ou récits intimes.
Le phénomène ne se limite pas aux influenceurs ni aux comptes publics. Une publication destinée à quelques dizaines de contacts peut déjà constituer du sharenting dès lors qu'elle crée une trace numérique sur l'enfant. En revanche, stocker une photo sur un disque dur ou l'envoyer dans un cercle familial réellement maîtrisé n'est pas équivalent à la rendre visible sur un réseau social.

| Situation | Exemple | Niveau d'exposition typique |
|---|---|---|
| Conservation privée | Photo sauvegardée sur deux supports contrôlés | Faible, si les comptes et supports sont sécurisés |
| Partage familial restreint | Album accessible uniquement aux proches invités | Limité, mais captures et republications restent possibles |
| Messagerie privée | Envoi à une ou plusieurs personnes identifiées | Variable selon le service, les destinataires et les sauvegardes |
| Réseau social privé | Publication visible par des abonnés approuvés | Plus élevé : audience parfois large et difficile à auditer |
| Publication publique | Photo, vidéo ou récit accessible sans restriction | Élevé : copie, indexation et diffusion hors contrôle possibles |
Pourquoi les parents publient-ils des contenus sur leurs enfants ?
Le sharenting n'est pas nécessairement motivé par la recherche de visibilité. Il répond souvent à des besoins légitimes : annoncer une naissance, rapprocher les générations, partager une joie, demander du soutien, documenter la vie familiale ou simplement garder une trace dans un outil déjà utilisé quotidiennement.
- Maintenir le lien avec des grands-parents ou des proches qui vivent loin.
- Recevoir des réactions et se sentir entouré pendant une période parfois intense.
- Créer un journal informel de la vie de l'enfant.
- Faire connaître une étape importante : naissance, anniversaire, rentrée ou réussite.
- Partager des conseils ou une expérience parentale avec une communauté.
- Répondre aux attentes de proches qui demandent régulièrement des nouvelles.
Reconnaître ces motivations est essentiel. Une recommandation réaliste ne consiste pas à dire « ne partagez jamais rien », mais à proposer un moyen moins exposant d'atteindre le même objectif. Par exemple, une annonce publique peut être remplacée par un message individuel ; un flux quotidien sur un réseau social par un album familial ; une anecdote intime par une formulation qui ne rend pas l'enfant identifiable.
Ce que dit le droit français
La loi française du 19 février 2024 a renforcé explicitement la protection du droit à l'image des enfants. L'article 372-1 du code civil prévoit désormais que les parents protègent en commun le droit à l'image de leur enfant mineur dans le respect de sa vie privée. Ils doivent également associer l'enfant à l'exercice de ce droit selon son âge et son degré de maturité.
Le texte prévoit aussi qu'en cas de désaccord, le juge aux affaires familiales peut interdire à un parent de diffuser un contenu relatif à l'enfant sans l'autorisation de l'autre parent. Lorsque la diffusion porte gravement atteinte à la dignité ou à l'intégrité morale de l'enfant, le juge peut intervenir sur l'exercice de ce droit.
En pratique, cela impose de sortir d'une logique où la photo de l'enfant serait une propriété des adultes. Les parents exercent une responsabilité de protection. Plus l'enfant grandit, plus son avis doit être recherché et pris au sérieux. Le fait qu'un enfant sourie devant l'objectif ne signifie pas automatiquement qu'il accepte une publication durable et visible par d'autres.
Les huit principaux risques du sharenting
1. Perdre le contrôle de la diffusion
Une photo peut être téléchargée, capturée ou transférée en quelques secondes. Même après suppression de la publication initiale, des copies peuvent subsister dans des sauvegardes, des conversations ou des comptes tiers. Un profil privé réduit l'audience, mais ne contrôle pas les actes de chaque abonné.
2. Révéler des informations invisibles ou indirectes
Le décor, un uniforme, un badge, une rue, une plaque, une date d'anniversaire ou les métadonnées du fichier peuvent révéler un lieu, une routine ou l'identité complète de l'enfant. La CNIL rappelle notamment que des images prises avec un smartphone peuvent contenir des informations de localisation et d'heure.
3. Construire une identité numérique avant que l'enfant puisse choisir
Une succession de publications forme un portrait : apparence, habitudes, santé, émotions, école, loisirs et relations. Plus tard, l'enfant peut ne pas reconnaître comme sien le récit fabriqué par les adultes. L'enjeu n'est pas seulement la réputation ; c'est aussi son autonomie pour définir ce qu'il souhaite montrer de lui-même.
4. Exposer l'enfant à des détournements malveillants
Des personnes peuvent copier des images pour créer de faux profils, les republier dans d'autres contextes ou produire des montages. La CNIL attire aussi l'attention sur les hypertrucages générés par intelligence artificielle à partir de photographies ordinaires. Les photos d'enfants dénudés ou en tenue intime ne devraient jamais être publiées.
5. Alimenter moqueries, harcèlement ou humiliation
Une anecdote jugée drôle par un adulte peut devenir embarrassante à l'école ou à l'adolescence. Les contenus liés à la propreté, aux crises, aux difficultés scolaires, aux peurs ou à la santé ont un potentiel de préjudice particulièrement élevé. La règle la plus simple : ne publiez pas ce que vous refuseriez que l'on publie sur vous dans une période de vulnérabilité.
6. Transformer un moment familial en donnée exploitable
Les plateformes peuvent traiter les informations associées à un compte, à ses interactions et à ses contenus selon leurs conditions et paramètres. Même sans revente directe de la photo, la publication s'inscrit dans un environnement de collecte et de profilage. Il faut lire les réglages de confidentialité, limiter les autorisations et éviter de confondre gratuité du service et absence de traitement de données.
7. Créer des conflits entre adultes
L'autre parent, un grand-parent, une école ou un proche peut ne pas partager les mêmes limites. Une règle implicite ne suffit pas : il faut expliquer clairement qui peut photographier, où les images peuvent être déposées et si toute republication est interdite. Le conflit apparaît souvent après la publication, lorsqu'il devient plus difficile de revenir en arrière.
8. Remplacer l'expérience par sa mise en scène
Photographier n'est pas un problème en soi. Mais une logique de publication permanente peut amener à choisir les moments pour leur potentiel de réaction plutôt que pour leur valeur familiale. UNICEF recommande aussi de préserver des moments sans appareil afin que l'enfant construise des souvenirs qui ne dépendent pas uniquement des images capturées.
La méthode AVANT : cinq questions avant de publier

Memorya Baby propose une grille simple pour ralentir la décision. Elle ne remplace pas le droit ni le bon sens ; elle permet de transformer un geste impulsif en choix conscient.
| Lettre | Question | Décision attendue |
|---|---|---|
| A — Accord | L'autre parent est-il d'accord et l'enfant a-t-il été associé selon son âge ? | En cas de doute ou de refus, ne publiez pas. |
| V — Visibilité | Qui pourra réellement voir, copier ou repartager ce contenu ? | Réduisez l'audience au cercle nécessaire. |
| A — Anonymisation | Le visage, le lieu, l'école, la santé ou une routine sont-ils identifiables ? | Recadrez, masquez ou choisissez une autre image. |
| N — Nécessité | Pourquoi cette publication doit-elle être publique ? | Choisissez un partage privé lorsque le but est familial. |
| T — Trace | Seriez-vous à l'aise si ce contenu réapparaissait dans dix ans ? | Si la réponse n'est pas clairement oui, conservez-le hors ligne. |
Quels contenus présentent le plus de risques ?
| Type de contenu | Risque principal | Recommandation |
|---|---|---|
| Nudité, bain, change, maillot | Détournement, atteinte à l'intimité | Ne pas publier ; conserver dans une archive strictement privée si nécessaire. |
| Santé, diagnostic, handicap, consultation | Donnée sensible et récit imposé | Éviter l'identification ; partager seulement avec les personnes concernées. |
| École, uniforme, badge, trajet régulier | Localisation et routine | Masquer les signes identifiants et publier en différé, si publication nécessaire. |
| Crise, pleurs, humiliation, propreté | Dignité et réputation future | Ne pas publier. |
| Anniversaire avec date et nom complet | Usurpation et profilage | Retirer les informations cumulatives. |
| Portrait neutre sans lieu identifiable | Identité et réutilisation | Préférer le cercle privé ; masquer le visage pour une diffusion plus large. |
| Photo de dos, détail des mains, objet souvenir | Exposition limitée | Option plus prudente, sans devenir automatiquement sans risque. |
Partager autrement : six alternatives à la publication publique
Un album familial privé
Réunit les souvenirs dans un espace séparé des réseaux sociaux. Vérifiez l'invitation nominative, la suppression d'accès, les conditions d'hébergement et l'export.
Une messagerie privée
Pratique pour quelques images et un petit cercle. Évitez les grands groupes permanents, rappelez l'interdiction de republier et ne considérez pas les messages éphémères comme une garantie.
Le courrier électronique
Adapté à des envois ponctuels et à certains grands-parents. Réduisez la taille si nécessaire et évitez d'envoyer à une liste de destinataires visible de tous.
Un appel vidéo
Permet de partager le moment sans créer nécessairement une nouvelle copie durable. Il favorise aussi l'échange plutôt que la consommation passive d'images.

Un album imprimé
Très utile pour la transmission et pour les proches éloignés du numérique. Conservez le fichier source et vérifiez la politique du prestataire d'impression.
Une archive personnelle sauvegardée
Pour les moments les plus intimes, ne pas partager reste une option positive. Un souvenir n'a pas besoin d'une audience pour avoir de la valeur.

Comment fixer des règles avec les grands-parents et les proches ?
Les désaccords viennent souvent d'une différence de culture numérique, pas d'une mauvaise intention. Une demande courte, concrète et identique pour tous fonctionne mieux qu'un reproche après coup.
- Expliquez la raison : protéger l'enfant, pas contrôler la famille.
- Distinguez clairement consultation, téléchargement et republication.
- Appliquez la même règle aux deux familles et à tous les proches.
- Prévoyez une solution simple pour recevoir les nouvelles, afin que la règle ne soit pas vécue comme une exclusion.
- Réévaluez les règles lorsque l'enfant grandit et peut exprimer ses préférences.
Comment nettoyer d'anciennes publications ?
- Faire l'inventaire des comptes, albums publics, publications épinglées, stories à la une et groupes auxquels vous avez contribué.
- Identifier en priorité les contenus intimes, humiliants, géolocalisés ou comportant le nom complet, l'école ou une information de santé.
- Supprimer les publications dont vous contrôlez l'accès, puis vérifier les corbeilles, archives et albums automatiques.
- Demander aux proches de supprimer leurs copies publiées et de ne pas les remettre en ligne.
- Utiliser les procédures de signalement et d'effacement de la plateforme lorsque le contenu a été republié par un tiers.
- Conserver les captures et preuves des demandes en cas de refus ou de préjudice.
- En cas d'absence de réponse à une demande d'effacement, consulter les recours décrits par la CNIL ; si l'enfant est en danger immédiat, contacter les services compétents.
Trois scénarios pour décider concrètement
La photo du premier jour d'école
Le cartable porte le nom complet, l'uniforme identifie l'établissement et la publication est prévue le matin même. Décision prudente : prendre une autre photo devant un fond neutre, publier plus tard seulement dans un cercle restreint, ou conserver l'image dans l'album familial.
La vidéo amusante du bain
L'enfant est partiellement nu et la vidéo semble drôle. Décision : ne pas publier. L'intimité et le risque de détournement l'emportent sur la valeur sociale de la séquence.
Le portrait d'anniversaire
Le décor est neutre, l'enfant souhaite montrer sa couronne et les deux parents sont d'accord. Décision possible : partage privé aux proches. Pour une publication plus large, éviter le nom complet, la date exacte, la localisation et les invités identifiables.
Idées reçues fréquentes
| Affirmation | Réponse |
|---|---|
| « Mon compte est privé, donc il n'y a aucun risque. » | Faux. Le compte privé limite l'audience initiale ; il n'empêche ni la capture, ni le transfert, ni une erreur de réglage. |
| « Mon bébé ne peut pas donner son avis, donc je décide librement. » | Les parents décident dans l'intérêt de l'enfant et protègent sa vie privée. L'impossibilité de consentir augmente la responsabilité de prudence. |
| « Masquer le visage suffit toujours. » | Non. Le lieu, le nom, la silhouette, la voix ou le contexte peuvent encore identifier l'enfant. |
| « Une photo supprimée disparaît partout. » | Pas nécessairement. Des copies peuvent subsister chez des tiers ou dans des sauvegardes. |
| « Ne rien publier signifie ne rien partager. » | Non. Il existe des albums privés, messages individuels, appels vidéo, livres imprimés et rencontres familiales. |
Questions fréquentes
Le sharenting est-il interdit en France ?
Non. La publication de photos d'enfant n'est pas interdite de manière générale. Les parents doivent toutefois protéger en commun sa vie privée et son droit à l'image, associer l'enfant selon son âge et respecter l'accord de l'autre parent.
À partir de quel âge faut-il demander l'avis de l'enfant ?
Il n'existe pas un âge unique pour toutes les situations. La loi demande de l'associer selon son âge et son degré de maturité. On peut commencer très tôt avec une question simple et respecter un refus.
Puis-je publier une photo si l'autre parent n'est pas d'accord ?
Une publication concernant l'enfant peut nécessiter l'accord des deux parents. En cas de désaccord persistant, évitez de publier et demandez un conseil juridique adapté.
Un grand-parent peut-il publier une photo sans demander ?
Il devrait respecter les règles fixées par les parents et le droit à l'image de l'enfant. Une charte familiale claire permet d'éviter la plupart des conflits.
Est-il suffisant de mettre un emoji sur le visage ?
C'est utile pour réduire l'identification faciale, mais le décor, le nom, la voix ou le lieu peuvent encore identifier l'enfant.
Les stories qui disparaissent sont-elles sans risque ?
Non. Elles peuvent être capturées, enregistrées ou vues par une audience mal maîtrisée.
Puis-je publier une photo de groupe avec d'autres enfants ?
Il faut respecter les droits de chaque enfant et les choix de leurs représentants légaux. En cas de doute, recadrez ou renoncez à publier.
Les photos de dos sont-elles sûres ?
Elles réduisent l'exposition du visage, sans supprimer les autres informations identifiantes.
Pourquoi éviter les photos de bain ?
Elles portent sur l'intimité et peuvent être détournées. Leur conservation doit rester strictement privée.
Comment demander le retrait d'une photo ?
Contactez d'abord l'auteur et la plateforme, utilisez la procédure d'effacement, gardez une preuve de la demande et consultez les recours de la CNIL en cas d'absence de réponse.
Une application privée empêche-t-elle les captures d'écran ?
Pas toujours. Même lorsqu'une fonction limite certains usages, un autre appareil peut photographier l'écran. La confiance et les règles familiales restent nécessaires.
Faut-il supprimer toutes les anciennes photos ?
Commencez par les contenus les plus sensibles et ceux qui révèlent une localisation, une école, une santé ou une situation intime. Réduire l'exposition progressivement est déjà utile.
Le sharenting concerne-t-il seulement Instagram et Facebook ?
Non. Toute plateforme sociale ou espace où le contenu est diffusé à une audience peut être concerné.
Peut-on parler de son enfant sans montrer son visage ?
Oui, mais évitez les récits humiliants, médicaux ou trop précis. La vie privée ne se limite pas au visage.
Comment annoncer une naissance sans trop exposer le bébé ?
Envoyez l'annonce directement aux proches, partagez un détail non identifiable ou utilisez un espace familial privé avec des invités nommés.
Dois-je demander l'accord de mon adolescent pour chaque photo ?
Son autonomie et sa maturité rendent son avis particulièrement important. Définissez ensemble des règles simples et respectez ses limites.
Les influenceurs ont-ils des règles différentes ?
Les exploitations commerciales de l'image des mineurs peuvent relever d'obligations particulières. Un accompagnement juridique est recommandé.
Une photo imprimée est-elle toujours plus sûre ?
Elle évite certaines diffusions en ligne, mais peut être photographiée ou perdue. La sécurité dépend aussi de son usage.
Que faire si un proche refuse de respecter les règles ?
Cessez de lui transmettre les contenus concernés, expliquez calmement la raison et utilisez une solution où les accès peuvent être retirés.
Quelle est la règle la plus simple ?
Ne rendez public que ce que l'enfant pourrait raisonnablement accepter plus tard, et privilégiez le partage privé dès que le but est familial.
Conclusion : préserver le lien sans fabriquer une exposition
Le sharenting pose une question simple mais profonde : qui décide de l'histoire numérique d'un enfant ? Les parents ont le droit et la responsabilité de conserver des souvenirs. Ils ont aussi la responsabilité de limiter les traces qui pourraient échapper à l'enfant et lui être imposées pendant des années.
La meilleure pratique n'est pas nécessairement l'absence totale d'images. C'est une hiérarchie claire : les souvenirs intimes restent privés ; les nouvelles familiales sont envoyées à un cercle choisi ; les publications plus larges sont rares, réfléchies et dépourvues d'informations sensibles.
Un espace familial comme Memorya Baby peut aider à séparer la mémoire de l'enfant de la logique des réseaux sociaux. Il doit toutefois être utilisé avec des invités choisis, des règles de non-republication, un compte sécurisé et une sauvegarde indépendante. La prudence n'enlève rien à la joie de partager : elle protège la possibilité, pour l'enfant, de raconter un jour sa propre histoire.
Sources
- CNIL — Partage de photos et vidéos de votre enfant sur les réseaux sociaux : quels sont les risques ?
- Légifrance — Loi n° 2024-120 du 19 février 2024
- UNICEF Parenting — What you need to know about sharenting
Rédigé par l'équipe éditoriale Memorya Baby · dernière vérification le 2 août 2026.